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Le DSM-IV ((en) Diagnostic and Statistical Manual – Revision 4) est un outil de classification qui représente le résultat actuel des efforts poursuivis depuis une trentaine d’années aux États-Unis pour définir de plus en plus précisément les troubles mentaux.
DEFINITIONS DU DSM IV.
I – ABSTINENCE PRIMAIRE
Patient n’ayant jamais consommé d’alcool … ce qui sera bien sûr rare en dehors de quelques conjoints.
II – CONSOMMATION MODÉRÉE ET CONTRÔLEE
Même commentaire que ci-dessus, cela pourra concerner également quelques consultants pour alcoolémie positive et des patients venant demander des conseils.
III – ABUS D’UNE SUBSTANCE A – Mode d’utilisation inadéquat d’une substance conduisant à une altération du fonctionnement ou à une souffrance cliniquement significative, caractérisée par la présence d’au moins une des manifestations suivantes au cours d’une période de 12 mois :
utilisation répétée d’une substance conduisant à l’incapacité de remplir des obligations majeures, au travail, à l’école ou à la maison (par exemple., absences répétées ou mauvaises performances au travail du fait de l’utilisation de la substance, absences, exclusions temporaires ou définitives de l’école, négligence des enfants ou des tâches ménagères).
‚ utilisation répétée d’une substance dans des situations où cela peut être physiquement dangereux (par exemple, lors de la conduite d’une voiture ou en faisant fonctionner une machine alors qu’on est sous l’influence d’une substance).
ƒ problèmes judiciaires répétés liés à l’utilisation d’une substance (par exemple, arrestations pour comportement anormal en rapport avec l’utilisation de la substance).
„ utilisation de la substance malgré des problèmes inter-personnels ou sociaux, persistants ou récurrents, causés ou exacerbés par les effets de la substance (par exemple disputes avec le conjoint à propos des conséquences de l’intoxication, bagarres).
B - Les symptômes n’ont jamais atteint, pour cette classe de substance, les critères de
la Dépendance à une substance.
IV – DÉPENDANCE À UNE SUBSTANCE
Mode d’utilisation inadapté d’une substance conduisant à une altération du fonctionnement ou une souffrance, cliniquement significative, caractérisé par la présence de trois (ou plus) des manifestations suivantes, à un moment quelconque d’une période continue de 12 mois
1) tolérance, définie par l’un des symptômes suivants :
(a) besoin de quantités notablement plus fortes de la substance pour obtenir une intoxication ou l’effet désiré.
(b) effet notablement diminué en cas d’utilisation continue d’une même quantité de la substance.
2) sevrage caractérisé par l’une ou l’autre des manifestations suivantes
(a) syndrome de sevrage caractéristique de la substance (voir les critères A et B des critères de Sevrage à une substance spécifique).
(b) la même substance (ou une substance très proche) est prise pour soulager ou éviter les symptômes de sevrage.
(3) la substance est souvent prise en quantité plus importante ou pendant une période plus prolongée que prévu.
(4) il y a un désir persistant, ou des efforts infructueux, pour diminuer ou contrôler l’utilisation de la substance.
(5) beaucoup de temps est passé à des activités nécessaires pour obtenir la substance (par exemple fumer sans discontinuer), ou à récupérer de ses effets.
(6) des activités sociales, professionnelles ou de loisirs importantes sont abandonnées ou réduites à cause de l’utilisation de la substance.
(7) l’utilisation de la substance est poursuivie bien que la personne sache avoir un problème psychologique ou physique persistant ou récurrent susceptible d’avoir été causé ou exacerbé par la substance (par exemple, poursuite de la prise de cocaïne bien que la personne admette une dépression liée à la cocaïne, ou poursuite de la prise de boissons alcoolisées bien que le sujet reconnaisse l’aggravation d’un ulcère du fait de la consommation d’alcool).
Avec dépendance physique : présence d’une tolérance ou d’un sevrage
(c’est à dire des items 1 ou 2).
Sans dépendance physique : absence de tolérance ou de sevrage
(c’est à dire tant de l’item 1 que de l’item 2).
V – SEVRAGE A UNE SUBSTANCE
A. Développement d’un syndrome spécifique d’une substance dû à l’arrêt
(ou à la réduction) de 1′utilisation prolongée et massive de cette substance.
B. Le syndrome spécifique de la substance cause une souffrance cliniquement
significative ou une altération du fonctionnement social, professionnel, ou dans
d’autres domaines importants.
C. Les symptômes ne sont pas dus à une affection médicale générale, et ne sont
pas mieux expliqués par un autre trouble mental.






